Article sur la mode
Depuis les années 2000, ces évènements se multiplient en Europe. Paris, Londres et Milan n’ont plus le monopole de la mode sur le continent.
Pratiquement toutes les capitales ont aujourd’hui leur semaine attitrée. Devant une telle prolifération, certains restent perplexes. « Ces villes n’ont de ‘fashion week’ que le nom, ce n’est pas un hasard, si on ne cite en général que quatre villes quand on parle de semaine de la mode », note un professionnel du milieu de la mode à Paris qui souhaite garder l’anonymat.
A l’inverse, d'autre préfèrent ces « fashion weeks » plus locales, comme Jonny Johansson, « creative director » de la marque Acne Studios : « On pourrait choisir de présenter notre collection à Paris, mais il y a déjà tant de monde qui défile là bas que nous préférons jouir ici d'une meilleure visibilité. »
Marion Boucard, responsable presse de la maison Vivienne Westwood à Paris, ne comprend pas ces tergiversations :« Chaque designer gagne à présenter ses créations dans les ‘fashion week’ s’il y est invité. Pourquoi ne pas apprécier que ces évènements redynamisent une industrie du textile et du prêt à porter ? »
La mode italienne vient d’être agitée par une polémique du même ordre : Giorgio Armani, le couturier star du pays, a déclaré à propos de la « fashion week » de Rome : « Elle a tué la haute couture en faisant défiler des gens qui ne le méritaient pas. » Pour lui, seuls Milan et Paris offrent des défilés de qualité. Armani a été critiqué pour son élitisme et son refus de promouvoir les jeunes talents italiens.
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